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lundi 5 mai 2025

Situation humanitaire à l’Est de la RDC, des milliers des victimes prennent refuges au Burundi.

Source photo : mediacongo.net

Guerre dans l’Est de la RDC, plus des 17 853 victimes venant d’Uvira, Walungu, Bukavu, Sake, Kamanyola, Minova et Goma, des régions gravement touchées par le conflit prennent refuge au Burundi.

L’augmentation des réfugiés et les multiples conflits qui prennent de l’ampleur à l’Est de la RDC ont été la cause du déplacement de la Première Dame Congolaise, Denise NYAKERU TSHISEKEDI, à séjourner au Burundi depuis mardi 29 avril 2025 afin d’apporter son coup de main aux populations victimes. 

« Au cours de cette visite, 612 tonnes de vivres et de biens non alimentaires ont été remises aux réfugiés. Certes, ces gestes n’effaceront pas les blessures, mais ils témoignent de « la promesse : ne jamais abandonner ceux qui souffrent ».

La Première Dame de la RDC a également salué la solidarité du peuple burundais, soulignant que « l’histoire retiendra la différence entre ceux qui détruisent et ceux qui protègent ».

Parmi les 17 853 réfugiés installés à Musenyi au Burundi, 38 % sont des femmes à risque, 31 % des enfants non accompagnés, et 4 % des survivants de violences sexuelles liées aux conflits[1].


[1] Confirme Djodjo Vondi du congo-press.com / MCP, via mediacongo.net

Mi-mars 2025, L'UNICEF a déclaré que la poursuite des violences dans la province du Sud-Kivu a entraîné une forte augmentation des violations graves contre les enfants.  Parmi ces violations figurent des violences sexuelles, des meurtres, des mutilations, ainsi que le recrutement et l'utilisation d'enfants par des groupes armés.

L'éducation n’est pas épargnée : plus de 1 000 écoles au Sud-Kivu ont dû fermer, perturbant ainsi la scolarité de plus de 300 000 élèves. Rien qu'à Bukavu, l'UNICEF signale que 19 écoles avaient été transformées en abris de fortune pour les familles déplacées.

Politique, Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, avait vivement critiqué la démarche diplomatique du président Félix Tshisekedi à Doha, estimant qu’elle est vouée à l’échec. Dans un message posté sur X (anciennement Twitter) le mercredi 19 mars 2025, il avait dénoncé ce qu’il considère comme une tentative désespérée du chef de l’État congolais de sauver son pouvoir face à la détérioration de la situation militaire dans l’Est du pays.

Pendant ce temps, l’on note des avancés à travers les pourparlers au Qatar et à Washington entre le gouvernement de Kinshasa, l’AFC/M23 et le gouvernement Rwandais ayant conduit à la signature d’une déclaration conjointe visant à travailler à la conclusion d’une trêve, en vue d’un cessez-le-feu effectif. Malheureusement, cette mesure que plusieurs congolais surtout ceux vivant dans des zones en conflits ont saluée, croyant au retour d’une paix durable et la fin des hostilités, semble être loin des réalités sur le terrain.

Depuis le 25 avril 2025, les combats ont repris et les conquêtes de nombreux villages dans les territoires de Walungu au Sud et à Walikale au Nord-Kivu par l’armée de l’ARC-M23, foulant aux pieds les efforts des négociations et la déclaration conjointe.

Destin BYANDIKE pour Germes d’Espérance

Sources : Radio Okapi, actualité.cd, RFI, médiacongo.net



 

mardi 18 mars 2025

Journée tendue ce 17/03/2025 à Bukavu, la population en débandade suite à l’avancé de la guerre sur la ville.

 

Source : VOA Afrique

Ce lundi 17 mars 2025, la population de la ville de Bukavu a connu d’énormes psychoses dues à la détérioration de la situation sécuritaire dans la ville.

Alors que la journée s’est annoncée vive et pleine d’espoir pouvant permettre à tout un chacun de vaquer à ses occupations, l’après-midi de ce lundi n’a pas été rose pour cette population qui passe des semaines avec la peur au ventre vu les multiples cas des tueries, vols, violes, kidnappings et justice populaire qui ne cessent dans presque toutes les communes et tous les quartiers de Bukavu.

Vers 12h, heure de l’Est de la RD Congo, des murmures ont commencé dans la ville sur l’avancé des forces armées congolaises soutenues par les wazalendo pour venir déloger les rebelles du M23 qui occupent cette ville depuis un mois et qui ont réussi à y installer leurs nouvelles autorités administratives.

Les après-midis, ce fut un chao total après que les FARDC et les Wazalendo aient menés des combats à Nyangezi, Mumosho et Nyantende à moins de 10 km de la ville de Bukavu. Cette situation a fait paniquer toute la ville et laissé les gens dans l’impasse avec le désespoir de revoir un lendemain paisible.

Des boutiques, magasins et marchés, ont fermés précipitamment et les gens couraient dans tous les sens par peur de se faire attraper par des balles perdues.

C’est le cas du marché de Nyawera en plein centre-ville, où les vendeurs, marchants et acheteurs ont pris fuite après avoir entendu l’arrivée des wazalendo dans la ville.

Cette situation survient alors que le Rwanda venait de suspendre les relations diplomatiques avec la Belgique, l’accusant d’être propagateur d’une mauvaise image de ce pays d’une part. D’autre part,  l’annulation du dialogue de paix prévu ce mardi 18/03/2025 à Luanda en Angola entre la RDC et M23 sous prétexte que le M23 ne peut pas participer alors que l’U.E venait de sanctionner plusieurs personnalités de ce groupe rebelle et du Rwanda, alors que du côté Congolais, une équipe était déjà mise sur pied pour gagner la capitale Angolaise, chose qui était aussi faite par le M23 à travers un ordre de mission de 5 personnes qui a circulé sur la toile avant que tard dans la soirée un communiqué du M23 annulant leur participation ne tombe.

Destin BYANDIKE, pour Germes d’Espérance

Source : Radio Okapi et RFI


samedi 1 mars 2025

Nord et Sud-Kivu, les cas de justice populaire s’intensifient et effraient la population

 Source de la photo : studio hirondelle

Depuis la prise de Goma et Bukavu par l’armée de l’AFC/M23, des cas de justice populaire réapparaissent et traumatisent la population qui ne sait plus à quel saint se vouer.

À Goma, où des tueries ont commencé dans la prison centrale de Munzenze, dans la ville touristique de la RDC (Goma) lors d’évasion des prisonniers à la prise de la ville, presque tous les jours des présumés voleurs se font brûler vifs par la population qui n’a plus d’instances où livrer et dénoncer tout cas suspect de vol.

L’absence des institutions légales dans ces deux villes fait que la population se rende justice sans savoir qui réellement est en infraction et cela occasionne des tueries d’innocents.

Pour la ville de Goma, plusieurs cas de chasse à l’homme signalés dans des quartiers de la commune de Karisimbi pour la plupart, certains présumés voleurs sont souvent brûlés vifs aux yeux des nouvelles autorités issues de la rébellion de l’AFC/M23 qui ne cessent d’affirmer qu’ils n’ont pas de prisons pour des voleurs.

À Bukavu, la situation reste semblable. Depuis le samedi 15 février, le gouvernement provincial du Sud-Kivu a quitté la ville tôt le matin par crainte des rebelles qui étaient déjà signalés à l’aéroport de Kavumu (32 km de Bukavu). Cette absence de l’autorité dans la ville avait occasionné l’évasion de plus de 4 000 prisonniers de la prison centrale de Bukavu et la récupération des armes par les enfants mineurs (12 à 15 ans) qui ont passés toute la journée du samedi 15 en train de tirer sans contrôle. Et dès lors, des cas de justice populaire font écho dans toute la ville. 

Une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux la matinée du dimanche 16/02, montre un groupe des jeunes qui brûlent vifs deux présumés voleurs à la place Feu rouge dans la commune d’Ibanda.

Cette situation est devenue une habitude à Bukavu et surtout à Kadutu, Panzi et Bagira où il ne se passe plus une nuit sans qu’une personne ne soit brûlée vive à la suite des stigmatisations des cas des vols.

Situation de ce jeudi 27/02/2025 à Bukavu

12 morts et soixante blessés, c’est le bilan d’une explosion de deux bombes (grenades) qui ont éclaté dans la foule ce jeudi 27/02/2025 lors d’un meeting populaire organisé à la place de l’Indépendance par Corneille Naanga, coordonnateur de l’AFC/M23 qui occupe la ville de Bukavu depuis dimanche 16 de ce mois. Confirmation de Pascal MULEGWA de la RFI.

Par le Tweet de la présidence de la RD. Congo, un message de compassion est prononcé par le Président Congolais, Félix TSHEKEDI, qui condamne cet acte qui vise à tuer des civils.

De leurs côtés, les organisateurs du meeting accusent le pouvoir de Kinshasa d’avoir exécuté ce plan d’extermination de la population de Bukavu. Cette affirmation ressort dans la déclaration de ce jeudi 27/02 de l’AFC/M23.

Pendant ce temps, l’opposant du régime de Kinshasa Moise KATUMBI demande à la justice internationale de condamner les commanditaires de cet acte sans tenir compte de leur rang ou appartenance politique.

Destin BYANDIKE pour Germes d’Espérance

Sources : RFI

Communique AFC/M23 du 27/02/2027

Tweet (X) de la présidence de la République du 27/02/2027

Déclaration de l’Assemble pour la République (parti politique chère à Moise KATUMBI)

samedi 7 décembre 2024

Kinshasa-Kigali, un accord entre Etats mais loin d’être endossé par les groupes rebelles.

 

Pour une paix durable à l’Est du pays, faudra-t-il un arrangement entre Etats ? Ou alors une harmonisation avec les groupes rebelles ? S’interrogent plus d’un citoyen.

Pour tenter d’éclairer la lanterne sur cette question, il sied de préciser que la guerre qui se passe à l’Est de la RDC, particulièrement au Nord-Kivu et en Ituri, deux provinces sous état de siège décrété par le Président de la République depuis mars 2021, laisse croire que toutes formes d’accord entre la RDC et les prétendus pays agresseurs, reste une lettre morte au vu des populations victimes.

Depuis plus d’un an, certains pays africains et organisations régionales à l’exemple de la SADC (La Communauté de développement de l'Afrique australe) qui compte 16 Etats, ont tenté de trouver une réconciliation aux conflits politiques et diplomatiques qui existent entre la RDC et le Rwanda son pays voisin, mais tous les efforts sont restés improductifs sur les yeux de la population qui en souffre.

Le mouvement rebelle M23, actif dans l’est de la RDC, a déclaré le 30 novembre que tout accord entre Kinshasa et Kigali ne le concerne pas. Dans un communiqué signé par l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) de Nanga, il regrette les nombreuses violations du cessez-le-feu par les forces congolaises, malgré son engagement unilatéral au calme depuis mars 2023.

Le M23 a dénoncé les attaques récentes contre ses positions dans les territoires de Lubero et Masisi, menaçant de prendre des mesures pour protéger les populations civiles.

De son côté, le Rwanda a refusé de retirer ses militaires présents en RDC. Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement rwandais, a lié cette décision aux récentes déclarations du ministre congolais de la Justice, Constant Mutamba, qui a accusé Kigali de financer son armement par l’exploitation illégale des minerais en RDC. Selon un expert indépendant interrogé à ce sujet et qui est resté sous l’anonymat, les ambitions militaires du Rwanda seraient partiellement motivées par ses besoins en ressources pour acquérir du matériel militaire coûteux.

Une confusion et un désespoir dans le chef des victimes ?

Alors que la presse présidentielle de l’Angola annonce un tête à tête tripartite entre le président congolais Felix Tshisekedi, Paul Kagame du Rwanda et João Lourenço de l’Angola pour tenter de trouver une solution sur la crise sécuritaire à l’Est de la RDC, Martin Fayulu candidat malheureux aux élections du 20 décembre 2023 et opposant farouche à Tshisekedi a, dans un message relayé sur son compte X, ce jeudi 05 décembre 2024, dénoncé la politique mise en place par Président congolais qui, selon lui, vise à détruire le pays.

Cet opposant pense que Tshisekedi cherche à céder une partie de la République Démocratique du Congo au président Rwandais Paul Kagame et à la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC).

Devant tous ces défis et une guéguerre politique qui prend petit à petit place dans la scène politique congolaise, la première ministre quant à elle estime que les autorités civiles devraient reprendre le pouvoir dans ses deux provinces sous état de siège.

« Nous voulons voir les autorités civiles reprendre leurs fonctions comme c’était le cas avant l’instauration de l’état de siège ». Cette option, semble ne pas rencontrer l’assentiment d’une grande partie de la population qui estime que l’état de siège devrait être maintenu pour permettre le bon déroulement des opérations militaires.

Sources :

Congoactu.net

7sur7.cd

www.x.com

Par Destin BYANDIKE

P.S. Cet article n’engage pas le site Germes d’espérance

samedi 30 novembre 2024

Manque d’infrastructures au Sud-Kivu, un défis majeur pour le décollage économique et social des habitats.

 

(Bunyakiri, juin 2023 par Destin BYANDIKE)

Depuis plus d’un siècle, plusieurs territoires au Sud-Kivu restent inaccessibles suite au manque d’infrastructures routières, pourtant plusieurs travaux de réhabilitation des routes ont été financés, malheureusement sansiréalisation visible. 

La semaine dernière, ce sujet a été au menu des échanges à l’assemblée nationale à Kinshasa lors d’un débat du contrôle parlementaire où, les députés nationaux, Trésor MUTIKI, Emile SUMAILI et Placide WENDA, élus de Mwenga et Shabunda ont émi le vœu de voir le ministre national des infrastructures s’impliquer pour résoudre tant soit peu le problème de route dans ces milieux.

Dans son mot, l’Honorable Emile Sumaili, a souligné qu’à Shabunda par exemple, un sac de ciment coûte 100$ comparativement à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu où ça coûte 8$, une bouteille d’eau minérale qui coûte 700 franc à Bukavu, à Shabunda c’est 7 000 franc, par contre, un sac de riz qui s’achète entre 20 et 25$ à Bukavu, à Shabunda c’est 3$.

Ces élus du peuple mentionnent que dans des territoires reculés au Sud-Kivu, il y a des personnes de plus de 45 ans qui n’ont jamais vu le véhicule parce ce que tout simplement il y a impraticabilité des routes.

Cette situation est due au délabrement très avancé de la route nationale numéro 2 (RN2) rendant impraticable cette voie d’intérêt national pour se rendre de Kamituga à Bukavu.

Une situation qui impacte les produits manufacturés à Kamituga et le prix de transport.

« Il faut deux à trois jours ou semaines pour parcourir les 170 kilomètres qui séparent Kamituga de Bukavu. Cette route est parsemée des bourbiers, des ponts effondrés et par conséquent, les véhicules sont bloqués » Indique Basubi Ombeni, un habitant de Kamituga.

En effet, la société civile de Shabunda (Sud-Kivu) a alerté, le week-end dernier, à propos d’un manque d’éléments de la Police nationale congolaise (PNC) dans plusieurs localités de ce territoire.

Isaac Kilunga, président de cette structure précise que le manque d’effectifs des agents de l’ordre est davantage observé dans la chefferie de Wakabango 1er et celle de Bakisi.

Il a indiqué que cette carence a pour conséquence la mauvaise gestion des conflits communautaires dans cette partie de la Province : 

 « Vous pouvez traverser une distance de plus de 30 kilomètres, sans trouver même un poste de la police. Les conséquences sont multiples où la vengeance privée fait la règle, les autres qui se surnomment les Wazalendo, par moment, ce sont ceux-là qui gèrent ces entités ou alors la communauté est appelée à faire ce que nous appelons « l’arbre à palabre », l’arrangement à l’amiable ». Indique radio Okapi.

Pendant ce temps au Sud-Kivu, une recommandation pour la paix dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga, Itombwe et Uvira apparait comme une voie pour éradiquer le conflit communautaire dans ces milieux.

L'Union pour la Paix et le Développement, UNIPAD en sigle, une association autochtone dans ces milieux, a constaté ces derniers temps, non sans préoccupations, la publication ou le postage, dans les réseaux sociaux, des discours, messages, propos et communiqués, susceptibles de remettre en cause la paix et la sécurité qui reviennent, petit à petit, dans la région des hauts plateaux de Fizi, Mwenga, Itombwe et Uvira, en proie aux affrontements interethniques qui durent depuis 2017.

Pour ne pas revenir sur les événements qui ont endeuillé et détruit la région susmentionnée, il convient de préciser que l‘espoir d'un retour de la paix se trouve dans de bonnes perspectives.

Cette affirmation est justifiée par deux indices sérieux, à savoir, entre autres :

-          L'activisme des bandes armées étrangères, qui constituaient, jadis une menace pour la sécurité et la paix dans cette région, s'éloignent, peu à peu, grâce à la vigilance des FARDC (Armée régulière), des groupes d'auto-défense et à la détermination affichée par la population, toutes communautés confondues, de revivre dans la paix ;

-          De très bonnes nouvelles, confirment des mouvements des retours des "compatriotes Bafuliiru, Babembe, Banyamulenge et Banyindu, dans certains de leurs villages ainsi que la reprise des activités agro-pastorales, traditionnellement pratiquées par lesdites communautés, depuis des siècles de vie commune. » message figuré dans la correspondance de UNIPAD publiée le 16/11/2024.

Sources :

-          Recommandation de UNIPAD (document)

-          Radio Okapi

 

Destin BYANDIKE.

vendredi 15 novembre 2024

Election de Donald Trump aux USA, espoir ou désespoir pour l’Afrique ?


Elu pour la deuxième fois comme Président des Etats-Unis, Donald Trump semble ne pas incarner la volonté du peuple africain alors que les Etats-Unis jouent un grand rôle dans la croissance économique, politique et sécuritaire des pays du tiers monde et surtout ceux de l’Afrique noir.

Jeff Hawkins, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, dans un article publié par le journal Le Monde, pense que l’Afrique n’a jamais intéressé Donald Trump et, à sa connaissance, le terme n’a même pas été prononcé pendant sa campagne présidentielle.

A titre de rappel, pour des raisons sécuritaires, son administration avait restreint la délivrance de visas pour les ressortissants de Libye, de Somalie, du Soudan (dès 2017), du Ghana (en 2019), puis du Tchad et du Nigeria (à partir de 2020). L’arrivée des étudiants d’origine africaine vers les universités américaines avait été quasiment divisée par deux sous l’ère Trump.

Charles Petrie, haut fonctionnaire des Nations Unies ayant travaillé au Soudan, en Somalie et en RD Congo, estime que le président Trump va tenter de couper les fonds alloués à certaines associations et ONG africaines et que cela aura des conséquences sur de nombreux secteurs comme la protection de l’environnement, un sujet qui ne l’intéresse pas.

A en croire l’Honorable Muhivwa Ngwebo Godefroy, député national honoraire dans le gouvernement de transition en RDC (1+4) (quelle année ?) et ancien administrateur du territoire d’Uvira au Sud-Kivu que nous avons contacté à ce sujet, l’accession au pouvoir de Trump ne changera rien en ce qui concerne les questions sécuritaires à l’Est de la RDC, et si changement il y aura, ce sera plutôt un changement amorcé dans le dialogue à Luanda entre les parties prenantes du conflits.

« j’estime qu’il n’y a qu’à Luanda que nous devons orienter toute notre attention en dépit du changement de pouvoir aux Etats Unies qui se passe des démocrates vers les républicain. Depuis lors,  Trump a été élu président. Je me dis personnellement que Trump, n’est pas du tout orienté vers l’Afrique, et même ces démocrates qui étaient au pouvoir avant Trump, ils n’ont rien joué comme rôle dans la guerre que nous avons au niveau de  l’Est parce que c’est principalement la France et l’Union Européenne qui jouent cette carte.

Vous avez suivi le contrat signé entre l’Union Européenne et le gouvernement rwandais sur les minerais stratégiques que le Rwanda ne possède pas. En tout cas avec Trump, la guerre ne changera pas de figure parce que lui, il va s’occuper de l’Amérique, du fait qu’il se dit que l’Amérique avait vraiment perdu sa force en ce qui concerne le problème d’immigration.

Il a d’ailleurs dit que sa mesure phare sera de ramener tous les Africains et plus particulièrement les Congolais qualifiés des mangeurs des chiens. Moi je  pense que c’est par pitié qu’il n’a pas dit que nous mangeons des rangs ???  et malheureusement, il été applaudi par les américains. Ce qui fait que nous ne pouvons attendre de lui grand-chose.

Vous savez, les USA et l’UE se passent de marcher comme dans le jeu de football ???? surtout lorsqu’ils jouent en Afrique et cela de manière périodique. En ce moment, pour les affaires en Afrique et particulièrement au Congo, le ballon est laissé entre les pieds de l’Union Européenne et particulièrement la France». Précise Muhivwa Ngwebo Godefroy.

Interrogé au compte de la jeunesse scientifique, le président provincial des étudiants du Sud-Kivu, Monsieur Heri MIHIGO précise que plusieurs dirigeants africains estiment avoir la paix avec le retour de Trump à la tête de l’administration américaine, mais ce qui inquiète davantage c’est sa déclaration sortie du discours qu’il avait tenu à Floride devant ses partisans.

Dans celle-ci, Trump a affirmé qu’il ne va pas laisser les Etats Unies s’engager dans les foyers des tensions et des guerres hérités de ses prédécesseurs.  Une déclaration qui, pour la RDC laisse à désireux sauf une chose qui semple donner espoir, c’est le fait qu’il a quand même boycotté l’aide financière de l’entreprise Apple, une entreprise pointée du doigts par une grande partie de congolais comme étant l’un des financiers des guerres dans la partie Est de la RDC.

À l'issue de l'élection récente de Donald Trump à la présidence des États-Unis, la société civile congolaise, par le biais de la Dynamique Communautaire pour la Cohésion Sociale et le Développement (DYCOD-RDC), avait saisi cette opportunité pour adresser un appel pressant en faveur d'une coopération renforcée pour la paix, la sécurité, la justice et le développement durable en RDC.

« Notre pays, riche en ressources naturelles, demeure malheureusement plongé dans des conflits armés prolongés, particulièrement dans l'Est, où des milliers de familles subissent quotidiennement violences, déplacements forcés, famine et souffrances incommensurables.

Nous appelons l'administration américaine à s'engager dans un partenariat sincère et efficace, qui garantisse la paix, le respect de la souveraineté de la RDC, et un commerce équitable, apportant des bénéfices tangibles aux populations congolaises ». Précise Maitre Patient BASHOMBE, coordonnateur national de la DYCOD-RDC qui nous a donné son point de vue au nom de la société civile congolaise.

Destin BYANDIKE, pour Germes d’Espérance.


jeudi 7 novembre 2024

Révision constitutionnelle, une voie vers la quatrième République en RD. Congo.

Dans un contexte déjà marqué par des tensions politiques, des défis économiques et des préoccupations sécuritaires, entreprendre une révision constitutionnelle en RDC pourrait comporter des risques importants étant donné que ce pays de Lumumba est à un moment charnière de son histoire, où le respect des principes démocratiques et des institutions est essentiel pour renforcer la confiance de la population envers ses dirigeants.

A en croire plusieurs acteurs politiques, ce processus va non seulement briser l’élan vers une démocratie croissante mais aussi nuire à la cohésion nationale entre les populations.

La confirmation de cette annonce a été faite à Kisangani, le 23 octobre de cette année par le président de la République, Félix Tshisekedi qui a affirmé que ce changement pourrait réduire le temps nécessaire à la formation du gouvernement, actuellement jugé trop long, dénonçant une constitution rédigée par « des étrangers ».

Moïse Nyarugabo, ancien député national, sénateur et cadre du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), dénonce d’abord un manque de cohérence dans le chef des défenseurs actuels du changement de la Constitution par rapport à leur lutte dans l’opposition.

« Quelqu’un avait dit que la Constitution n’était pas le problème du Congo. Opposé au changement de celle-ci, il y a eu mort d’hommes », faisant sûrement référence au combat de l’opposition d’alors incarnée par le Parti au pouvoir.

Cet ancien député national élu d’Uvira au Sud-Kivu, s’interroge sur les dernières sorties médiatiques des membres du parti au pouvoir et du porte-parole du gouvernement congolais.

« Un jour, poursuit-il, « Kabuya [SG UDPS] annonce la révision, Muyaya (Porte-parole du Gouvernement) dément, que ce n’est pas à l’ordre du jour. Quelques semaines après, le Président confirme. Qui est le dindon de la farce ? ». S’interroge Moïse Nyarugabo.

Pour Elly HABIBU, sociologue et acteur politique au Sud-Kivu que nous avons contacté à ce sujet, pense que pour la partie Est de la RDC, la révision de la constitution dépendra de l’implication de Vital KAMERHE et Bahati LUKWEBO, actuellement président de l’Assemblée Nationale et deuxième vice-président du Sénat car étant des faiseurs d’opinion à l’Est du pays.

Pendant ce temps, la CENCO (Conférence Épiscopale Nationale du Congo) craint un bain de sang à travers la République pendant les manifestations de contestation de la révision de la Constitution.

La (CENCO), entrevoit une effusion de sang à l’horizon 2025 -2026, quand le projet embryonnaire de la révision de la Constitution sera exécuté. Mgr Donatien Nshole, Secrétaire Général de cette structure des prélats catholiques a averti le président Tshisekedi en le suppliant à ne pas emboîter la voie de changer ou de réviser la Constitution, de peur que l’on dénombre des morts, lors des activités de contestation qui seront programmées par l’opposition et la société civile.

Selon Donatien Nshole, seul le président de la République portera la responsabilité des conséquences de cette décision.

Interrogé sur la réaction des évêques, Mgr Donatien Nshole a rappelé que l’Église s’était déjà prononcée sur cette question lors de sa dernière réunion plénière, et il a fermement réitéré son opposition. » Un message que nous pouvons lire dans un article du média en ligne Réveil-Congo.

Selon l’esprit de la lettre du Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph KABILA, ancien président de la RDC, dans une correspondance rendue publique le 27 octobre dernier, le FCC pense que ne pas être prêt à mourir pour défendre ses droits, c’est se faire complice de son bourreau.

Ce regroupement politique qui a géré le pays pendant 18 ans, prend à témoin l’opinion tant nationale qu’internationale en notant que cette décision témoigne, si besoin en est encore, de sa volonté manifeste, maintes fois démontrée, de remettre en question le Pacte républicain issu du Dialogue inter congolais de Sun City.

Pour le FCC, le véritable objectif de ce projet de changement de Constitution est clair, à savoir l'instauration d'une présidence à vie omnipotente, par le déverrouillage des dispositions constitutionnelles intangibles.

Références :

-          Mediacongo.net

-          média en ligne Réveil-Congo

-          bkinfos.net

-          Communiqué du FCC du 27 octobre 2024 sur le projet de la révision constitutionnelle

 

Par Destin BYANDIKE

 

mardi 5 novembre 2024

Brève présentation du Cardinal Lavigerie par B. Ugeux – Paroisse Ste Trinité Buholo – le 3 novembre 2024

À l’occasion de l’ouverture de l’année préparatoire au bicentenaire de la naissance du cardinal Lavigerie nous voulons évoquer sa personnalité. Nos supérieurs généraux nous ont proposé comme thème pour cette année jubilaire : pour un engagement passionné et renouvelé auprès des peuples africains. Cela reflète ce qu’a été notre fondateur durant toute sa vie. Nos supérieurs poursuivent : « nous percevons dans notre fondateur un défenseur dévoué de la justice sociale, nous nous rappelons son engagement infatigable dans les efforts humanitaires et son travail de pionnier dans la promotion de la dignité humaine ».

Son témoignage est donc encore très actuel pour nous aujourd’hui.

Qui était le cardinal Lavigerie ?

Il y a plusieurs façons de répondre à cette question complexe. La première façon, qui est la plus facile, c’est d’évoquer son parcours ecclésiastique. Une autre façon est de présenter sa personnalité et sa vocation humaine, spirituelle et apostolique.

Commençons par la première partie. Son parcours dans l’Eglise.

Il est né le 31 octobre 1825, l’année prochaine cela fera donc 200 ans. Il était d’une famille du sud-ouest de la France qui n’était pas catholique pratiquante. Ce sont les servantes de la maison qui l’ont initié à la connaissance de Jésus. Il a pu cependant entrer au petit séminaire, puis il est allé à Paris poursuivre sa formation dans deux séminaires bien connus, celui de Saint-Sulpice et l’école des Carmes. Il est ordonné prêtre à 24 ans, il a eu un doctorat es Lettres à 25 ans,  un autre en théologie à 26 ans, il est devenu professeur à la Sorbonne (Paris, France) à 27 ans. Il enseigna pendant 9 ans. Il avait un esprit très ouvert et s’intéressait beaucoup à tout ce qu’il y avait de nouveau, de prometteur autour de lui dans un monde en grande transformation.

Comment s’est-il intéressé alors à la mission ? D’abord, quand il était séminariste, il a écouté un évêque missionnaire en Chine parler de son expérience et cela l’a touché profondément. Ensuite, c’est le plus important, alors qu’il enseignait à Paris, il a été sollicité comme directeur des Œuvres des Ecoles d’Orient. Celles-ci avaient pour mission de soutenir les écoles catholiques dans les pays du Proche-Orient. Il devait chercher de l’argent pour financer ces écoles. Cependant, un jour il y a eu un massacre des chrétiens en Syrie et au Liban.  Il est alors allé sur place pour apporter les fruits d’une quête spéciale. Cela a été, a-t-il raconté, son chemin de Damas (comme pour Saint-Paul). Il a découvert les cultures du Proche-Orient, les Eglises orientales (orthodoxes),  l’islam et les musulmans, et la beauté de cette région du monde, qu’il comparera plus tard à l’Afrique du Nord.

Après un bref passage à Rome, il fut nommé évêque de Nancy à l’est de la France. Il avait 38 ans. Quelques années après, alors qu’il pensait qu’il ferait toute sa carrière en France, on lui a proposé de devenir archevêque d’Alger, la capitale de l’Algérie en Afrique du Nord. Ce fut pour lui un sacrifice de quitter la France, mais il a accepté aussitôt à cause de son expérience au Proche-Orient. Il s’intéressait à l’Afrique du Nord, à la rencontre avec l’islam mais aussi, pour lui, Alger était la porte d’entrée vers tout le continent africain où il y avait, disait-il, 200 millions d’Africains au sud du Sahara qui ne connaissaient pas le Christ et vivaient dans des conditions très difficiles. C’est pour cela qu’il a rapidement fondé deux congrégations missionnaires de Pères, de Frères et de Sœurs qu’on a appelés à l’époque les Pères Blancs et les Sœurs Blanches.

Il est ensuite nommé délégué apostolique pour l’Afrique de l’Est, puis administrateur de la Tunisie et enfin il fut créé cardinal.

À la fin de sa vie, bouleversé par la gravité de l’esclavage en Afrique noire, il a proposé au pape Léon XIII de lancer une campagne contre l’esclavagisme. Celui-ci l’a chargé de cette importante mission. Il a accepté malgré sa mauvaise santé.

Epuisé par cette campagne et ses autres problèmes de santé, il décéda le 26 novembre 1892  à Alger et fut enterré à Carthage.

Cette première partie nous montre déjà la personnalité forte et la générosité du cardinal Lavigerie.

Considérons maintenant brièvement sa personnalité

Il était un homme d’un grand cœur et d’une grande intelligence, grand organisateur.  Il devinait quels seraient les grands défis de son temps, c’est pourquoi on a dit qu’il était un visionnaire, il avait une vision sur l’avenir de l’Eglise et de l’Afrique. On dirait aujourd’hui qu’il savait scruter les signes des temps.

Le cardinal Lavigerie demandait à ses missionnaires d’être des apôtres, et rien d’autre, dans la tradition de la spiritualité et de la mission de Saint-Paul.

Notre fondateur était également un homme passionné par tout ce qu’il entreprenait, il avait quatre grandes passions : la passion de Dieu, la passion de l’être humain, la passion de l’Eglise et la passion de l’Afrique.

Sa passion de Dieu : c’était la source de toute sa vie, il était un homme de prière, qui se levait tous les matins à 4 heures pour prendre un long temps d’oraison avant ses nombreuses activités. C’est là qu’il puisait sa force et son zèle. Il écrivait à ses missionnaires : « Un seul sentiment doit vous inspirer, l’amour, l’amour de Dieu et celui de tous ces pauvres qui leur sont confiés. Aimer les comme une mère aime ses fils ». Il disait aussi à la fin de sa vie : « Soyez fous de Jésus-Christ comme je le suis moi-même » . C’était donc son amour pour le Christ qui nourrissait son engagement et qui le poussait à le faire connaître au plus grand nombre : c’est cela être missionnaire.

Sa 2e passion, c’est la passion de l’être humain. Il a particulièrement eu le souci des êtres humains qui n’ont pas eu l’occasion de rencontrer le Christ mais aussi de toutes les personnes en situation de fragilité. Pour lui la mission concernait l’homme dans sa totalité. Arrivé à Alger, il a été très vite confronté à une épidémie qui a entraîné une grave famine, la mort de beaucoup de personnes et de nombreux orphelins. Il a tout fait pour les prendre en charge, par centaines. Ensuite, quand il a découvert par ses lectures et ses contacts, les horreurs provoquées par l’esclavage en Afrique Noire il s’est épuisé à lutter contre ce fléau. Il a demandé à ses missionnaires de s’engager dans ce sens, quels que soient les risques. Il avait également un grand souci des malades et demandait à ses missionnaires de commencer par prendre soin de ceux-ci avant même d’annoncer la Bonne nouvelle. Il a formé aussi des catéchistes médecins. Il affirmait : « Je suis homme, l’inustice envers d’autres hommes révolte mon cœur ».

Sa passion pour l’Eglise s’est exprimée dans une grande fidélité au pape et dans l’acceptation de toutes les nominations qu’il avait reçues. On peut penser qu’il cherchait les honneurs ecclésiastiques, mais s’il a parfois visé des fonctions importantes, c’était pour que celles-ci lui donnent l’autorité et les moyens de réaliser son projet missionnaire.

Enfin sa passion pour l’Afrique. Il aimait dire : « J’ai tout aimé dans notre Afrique ». Dès qu’il est arrivé en Afrique du Nord il fut pris d’amour pour ce continent, et pas seulement le Nord mais aussi toute l’Afrique au sud du Sahara. Son souci était de donner aux Africains accès là la connaissance du Christ et de l’Évangile et d’arriver à leur libération de l’esclavage. Il s’est attaché à toutes ces populations, il a respecté la sensibilité des musulmans et a demandé à ses missionnaires de se donner corps et âme au peuple où ils étaient envoyés : Il a repris ces mots de Saint-Paul : « Je me suis fait tout à tous afin d’en gagner quelques-uns ».

C’est ce que les missionnaires d’Afrique, homme et femmes, sont appelées à continuer à vivre encore aujourd’hui : un engagement passionné auprès des peuples africains.

Bonne préparation du bicentenaire,

Bernard Ugeux M.Afr.

samedi 2 novembre 2024

RDC, le Réseau Talitha Kum lance ses activités de lutte contre la traite des personnes humaines


 Photo de la session de Talitha Kuma à Goma 19/10/2024

Tenue du 17 au 19 octobre 2024 à Keshero dans la ville de Goma à l’Est de la RD. Congo sous le thème «  Mettre fin à la traite des personnes humaines », une session de Talitha Kum, un réseau de lutte contre la traite des personnes lancé en 2019 ans le monde entier par l’Union Internationale des Supérieures Générales (UISG, Rome), a été lancé sous la facilitation de la Sœur Angela Kapitingana SMNDA  et la collaboration du Père Bernard Ugeux M.Afr.

Cette session avait comme but de présenter la situation de la traite et de chercher ensemble des solutions aux problèmes des personnes les plus vulnérables. Elle  a permis aux participants de comprendre ce qu’est la traite des personnes notamment :

La traite est une exploitation de la personne au regard de sa situation de vulnérabilité ou toute pratique qui ne respecte pas sa dignité humaine ;

La traite des personnes peut également être comprise comme le recrutement, le transfert, l’hébergement, par enlèvement ou par menace etc.

A en croire plus d’un participant, il est apparu que cette situation est trop souvent présente en Afrique parce que bon nombre d’africains et surtout les jeunes ont perdu le goût et le désir de vivre en Afrique à la suite des mauvaises conditions de vie imposées par les politiques gouvernementales.

Pendant cette session, il a été expliqué aux participants comment cette traite des personnes que Talitha Kum veut combattre débouche sur la prostitution, l’exploitation sexuelle, les travaux forcés, l’esclavagisme ou pratique d’analogue, le prélèvement d’organe, etc. Phénomènes auxquels sont exposé les jeunes africains qui partent en occident et dans d’autres pays avancés et qui y vivent malheureusement sans papier.

Sœur Gilberte de l’Archidiocèse de Bukavu que nous avons contactée, donne son appréciation :

J’étais avant tout attirée par le thème : « Mettre fin à la traite des personnes humaines », et cela a suscité en moi des questions, je me disais, quelle stratégie Talitha Kum va mettre à notre disposition pour être utile par rapport  à cette thématique ?, quelle arme  a ce réseau pour lutter contre la traite des personnes dans mon pays ? Et toutes ces questions ont suscité en moi la curiosité et des attentes à trouver des réponses à mes questions et heureusement je les ai eues.

Tout juste au début de la session, j’étais contente des animateurs (Sœur Angela et Père Bernard Ugeux) vu leurs convictions, souci et désir qui m’ont fait croire directement que c’est possible de sauver nos frères et sœurs qui sont traités indignement.

Ce qui m’a trop frappé c’est aussi le fait que nous ne combattrons pas avec les armes physiques mais plutôt de sensibiliser partout et toute les catégories des personnes car dit-on « watu wangu wana angamiya kwakukosa maarifa » « mon peuple péri par manque de connaissances » Dixit Sœur Gilberte.

Le dernier jour de la session (le 19 oct. 2024), un comité de coordination nationale de Talitha Kum a été élu et envoyé en mission par Mgr Willy Ngumbi évêque de Goma ce dimanche de la mission universelle. Ce comité est composé de « Sr Henriette Pite (diocèse de Kisantu) Père Germain (Goma), Père Aimable (Goma), Sr Furaha (CMT Bukavu), Sr Gilberte (Bukavu).

Nouvelles de l’Eglise à Bukavu.

Mardi 29/10/2024, l’Archidiocèse de Bukavu a organisée une marche pacifique et de communion à l’occasion du 28ème anniversaire de l’assassinat du Mgr Christophe MUZIHIRWA à Bukavu. Cette  marche est partie du rond-point Munzihirwa à Nyawera jusqu’à la Cathédrale Notre Dame de la Paix où l’archevêque de Bukavu,  François Xavier Maroy a présidé une Messe.

Dans son message du samedi  26 octobre au Collège Alfajiri des Pères jésuites à Bukavu, lors d’une conférence de presse, l’Archevêque, Monseigneur François Xavier Maroy a souligné que l’église catholique persiste dans la prière et pense que la béatification de Munzihirwa sera décidée et publiée dans les jours à venir.

Pendant ce temps, il s’observe des controverses au sein de l’Église. Au Vatican, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, s’est opposé mardi 22/10/2024 à toute précipitation dans le processus de béatification éventuelle du Roi Baudouin Ier des Belges.
 L’archevêque métropolitain de Kinshasa a rappelé l'épisode noir lié au rôle qu’aurait joué le souverain belge dans l’assassinat du Premier ministre congolais Patrice Lumumba en 1961, un an après l’indépendance. Il a appelé la Congrégation pour les causes des saints à ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cet événement tragique. L’objectif est d’établir clairement la responsabilité du roi avant d’envisager sa béatification.

Cette mise en garde intervient alors que le pape François a récemment annoncé son intention de lancer le processus de béatification du Roi Beaudouin Ier nous  renseigne l’Agence Congolaise de Presse.


Source :

- Radio Maria de Bukavu

- Agence Congolaise de Presse

- Mbote.cd

Destin BYANDIKE pour G.E.

vendredi 25 octobre 2024

NOUVELLES DU BURUNDI (Pays voisin de la République Démocratique du Congo (paix et cohésion sociale)

Photo tirée au centre Humura de Gitega qui héberge les survivantes des violences basées sur le genre lors de la visite de la Directrice régionale dudit centre (15/10/2024) au Burundi.

République du Burundi, plusieurs séances organisées par différentes organisations ont été à la une ce mois d’octobre avec comme but : le renforcement du climat de paix intercommunautaire entre les populations vivant dans la région des pays des grands lacs.

En effet, l’organisation La Bénevolecjia à travers son activité « collège tour » et « panels des citoyens » a réuni par vision conférence, différents acteurs dont les représentants des ministères, les autorités provinciales et communales ainsi que des administratifs du Burundi, RD. Congo, Rwanda et l’Ouganda avec comme thème « La polarisation identitaire et ses conséquences sur la cohésion sociale, confiance mutuelle et cohabitation pacifique entre les identités et nationalités des pays de la région des Grands lacs » afin de lutter contre la propagation des messages et discours de haine qui brisent le processus de paix entre les populations de cette espace.

Cette activité s’est déroulée à Bukavu, Goma (RDC), Rubavu (Rwanda), Kasese (Uganda), Cibitoke et Bubanza (Burundi). Anicet Saïd, chef de cabinet du gouvernement de la province de Cibitoke a salué les actions menées par les organisations humanitaires dans le cadre du renforcement de la paix et de la cohésion sociale dans la région des Pays de Grands Lacs.

En outre, le ministère de l’Intérieur du Burundi appelle à la contribution volontaire pour les élections de 2025. Cette campagne lancée depuis le 04 octobre suscite des polémiques dans les chefs de la population, poussant de nombreux observateurs à qualifier cet appel d’un moyen pour rançonner une population déjà dans un dénuement total suite aux mauvaises conditions de vie que traversent les Burundais.

Investir dans la petite enfance pour bâtir un capital humain solide tout au long de la  vie
                              Photo du 08/10/2023 (forum des femmes leaders) au Burundi

Tel est le thème du forum des femmes leaders lancé par le président Burundais Evariste Ndayishimiye le 08 octobre 2024 qui a connu la participation de plusieurs personnalités tant politiques, militaires que civiles.

Dans son message, la première Dame du Burundi et présidente de la Mission des premières Dames Africaines pour la paix, AFLPM (Africans First Ladies Peace Mission), a indiqué que le thème choisi cette année contient une vérité fondamentale : « C’est dans les premières années de la vie que se construisent les bases d’une existence épanouie. L’avenir du pays, du continent et du monde dépend des soins que nous accordons aux enfants dès leurs premiers jours ».

De son côté, la première Dame de la RDC, Mme Denise NYAKERU a signifié qu’investir dans la petite enfance, c’est investir dans l’avenir. Tout en précisant que « l’encadrement des enfants dès leurs premières années aboutira à un avenir où chaque enfant a la chance de s’épanouir et de contribuer pleinement à sa société », fin de citation.

Source :

-          BBC Afrique

-          Lwacu-Les voix du Burundi (média en ligne)

Destin BYANDIKE pour Germes d’Espérance.


jeudi 17 octobre 2024

RDC-Nord-Kivu, la Cours Pénale Internationale s’apprête à mener des enquêtes sur les crimes commis en RDC


Source photo : https://www.humanite.fr/  

Ce vendredi 11 octobre 2024, la Cour Pénale Internationale (CPI) a annoncé la réactivation des enquêtes sur les différents crimes de guerre commis en République Démocratique du Congo avec un accent particulier sur le Nord-Kivu, province situé à l’Est de la RD Congo.

Une partie du territoire se trouve entre les mains des rebelles du M23, présumés soutenus par Rwanda et le AFC  (Alliance Fleuve Congo) Corneille Nanga est l’ancien président de la Commission Electorale Nationale Indépendant en RDC qui a proclamé la victoire du président Felix Tshisekedi en 2023.

Cette nouvelle a été annoncée par le procureur de la CPI, monsieur Karim A.A. Khan KC.  Il a précisé que ses enquêtes concerneront les crimes relevant du Statut de Rome perpétrés dans cette région depuis janvier 2022.

Il rappelle que les enquêtes ne se limiteront pas uniquement à des parties spécifiques au conflit  incompréhensible) avec une insistance sur l'utilité du principe de complémentarité et la coopération avec les autorités congolaises pour assurer une justice efficace pour les victimes.

« Cette réactivation intervient dans un contexte où la RDC a intensifié ses efforts sur le plan judiciaire international, notamment avec l'affaire en cours devant la Cour de justice des États d'Afrique de l'Est, qui oppose Kinshasa à Kigali.

Le gouvernement congolais, par la voix de Samuel Mbemba, vice-ministre de la Justice, avait exprimé son mécontentement face à la lenteur des procédures de la CPI dans l'examen des crimes perpétrés à l'Est du pays, accusant le Rwanda de soutenir les exactions commises par le groupe armé M23 » affirme actualité.cd

Cependant, la campagne "CPI justice pour la RDC" lancée par le gouvernement congolais vise à mobiliser les ONG et la société civile en vue de soutenir les démarches judiciaires internationales, sous peine de sanctions. Le vice-ministre congolais de la justice, monsieur Mbemba, a averti que les ONG qui ne s’impliqueront pas dans cette campagne risquent d’être radiées, alors que le gouvernement se réjouit déjà de l'examen de sa requête contre le Rwanda devant la Cour de justice de l’EAC (East African Community).

De l’autre côté, c’est le ministre rwandais des affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, qui a alerté samedi 12 octobre 2024 sur l’attitude de son homologue congolais concernant  le refus de signer l’accord de paix visant à résoudre le conflit du M23 dans l'Est de la République Démocratique du Congo, qui a déjà provoqué le déplacement de plus de 1,7 million de personnes.

Plusieurs activistes des droits humains sous anonymat de Goma et Bukavu que nous avons contacté à ce sujet pensent que ses agitations risquent de briser complètements les relations diplomatiques entre Kinshasa et Kigali mais aussi d’endurcir la guerre au Nord-Kivu qui fait périr plusieurs citoyens congolais.

Destin BYANDIKE pour Germes d’Esperance.

Situation humanitaire à l’Est de la RDC, des milliers des victimes prennent refuges au Burundi.

Source photo : mediacongo.net Guerre dans l’Est de la RDC, plus des 17 853 victimes venant d’Uvira, Walungu, Bukavu, Sake, Kamanyola, Minova...