lundi 5 mai 2025

Situation humanitaire à l’Est de la RDC, des milliers des victimes prennent refuges au Burundi.

Source photo : mediacongo.net

Guerre dans l’Est de la RDC, plus des 17 853 victimes venant d’Uvira, Walungu, Bukavu, Sake, Kamanyola, Minova et Goma, des régions gravement touchées par le conflit prennent refuge au Burundi.

L’augmentation des réfugiés et les multiples conflits qui prennent de l’ampleur à l’Est de la RDC ont été la cause du déplacement de la Première Dame Congolaise, Denise NYAKERU TSHISEKEDI, à séjourner au Burundi depuis mardi 29 avril 2025 afin d’apporter son coup de main aux populations victimes. 

« Au cours de cette visite, 612 tonnes de vivres et de biens non alimentaires ont été remises aux réfugiés. Certes, ces gestes n’effaceront pas les blessures, mais ils témoignent de « la promesse : ne jamais abandonner ceux qui souffrent ».

La Première Dame de la RDC a également salué la solidarité du peuple burundais, soulignant que « l’histoire retiendra la différence entre ceux qui détruisent et ceux qui protègent ».

Parmi les 17 853 réfugiés installés à Musenyi au Burundi, 38 % sont des femmes à risque, 31 % des enfants non accompagnés, et 4 % des survivants de violences sexuelles liées aux conflits[1].


[1] Confirme Djodjo Vondi du congo-press.com / MCP, via mediacongo.net

Mi-mars 2025, L'UNICEF a déclaré que la poursuite des violences dans la province du Sud-Kivu a entraîné une forte augmentation des violations graves contre les enfants.  Parmi ces violations figurent des violences sexuelles, des meurtres, des mutilations, ainsi que le recrutement et l'utilisation d'enfants par des groupes armés.

L'éducation n’est pas épargnée : plus de 1 000 écoles au Sud-Kivu ont dû fermer, perturbant ainsi la scolarité de plus de 300 000 élèves. Rien qu'à Bukavu, l'UNICEF signale que 19 écoles avaient été transformées en abris de fortune pour les familles déplacées.

Politique, Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, avait vivement critiqué la démarche diplomatique du président Félix Tshisekedi à Doha, estimant qu’elle est vouée à l’échec. Dans un message posté sur X (anciennement Twitter) le mercredi 19 mars 2025, il avait dénoncé ce qu’il considère comme une tentative désespérée du chef de l’État congolais de sauver son pouvoir face à la détérioration de la situation militaire dans l’Est du pays.

Pendant ce temps, l’on note des avancés à travers les pourparlers au Qatar et à Washington entre le gouvernement de Kinshasa, l’AFC/M23 et le gouvernement Rwandais ayant conduit à la signature d’une déclaration conjointe visant à travailler à la conclusion d’une trêve, en vue d’un cessez-le-feu effectif. Malheureusement, cette mesure que plusieurs congolais surtout ceux vivant dans des zones en conflits ont saluée, croyant au retour d’une paix durable et la fin des hostilités, semble être loin des réalités sur le terrain.

Depuis le 25 avril 2025, les combats ont repris et les conquêtes de nombreux villages dans les territoires de Walungu au Sud et à Walikale au Nord-Kivu par l’armée de l’ARC-M23, foulant aux pieds les efforts des négociations et la déclaration conjointe.

Destin BYANDIKE pour Germes d’Espérance

Sources : Radio Okapi, actualité.cd, RFI, médiacongo.net



 

dimanche 30 mars 2025

Nouvelle Lettre de la Savane n°61, mars 2025

Chères amies, chers amis,

J’espère que vous allez bien et que vous profitez bien des premiers signes du printemps. Je désire vous remercier chaleureusement pour les très nombreux messages que vous nous avez envoyés pour nous demander de nouvelles lorsque vous avez appris que Bukavu était tombée entre les mains des rebelles. Certains d’entre vous nous ont même proposé de l’aide financière ayant appris que toutes les banques étaient fermées à Bukavu. Merci pour votre soutien moral, votre amitié et vos prières.

Notre ville est occupée par un envahisseur qui pour le moment n’arrive pas à contrôler la situation. Il s’agit de l’Alliance pour le Fleuve Congo, avec le Mouvement du 23 mars, en sigle AFC/M23 qui s’opposent au gouvernement actuel. Il s’agit d’une situation qui remonte à plusieurs décennies et qui est la conséquence de d’une douteuse gouvernance. Je ne peux pas vous en dire plus dans ce message, mais vous pouvez vous informer par Internet.

Quelques informations chronologiques

Dès le jeudi 6 février 2025, une psychose se faisait sentir à Bukavu, alimentée et exacerbée par les réseaux sociaux, quant à l’arrivée imminente des rebelles. Des commerçants ont évacué leurs marchandises. Le vendredi 14 février 2025, il y avait un grand déploiement de militaires de l’armée nationale dans la ville. Les rebelles avaient conquis l’aéroport situé à 30 km. Quelques coups de feu ont commencé dans l’après-midi semant la panique. Finalement tous les militaires se sont repliés en fin d’après-midi vers Uvira, en direction du Burundi, avec la consigne de ne pas combattre en ville, selon les souhaits de la Société Civile relayés par notre archevêque François-Xavier Maroy. La population en a profité pour piller les dépôts des marchés, de la brasserie, du programme alimentaire mondial (PAM), etc. En quelques heures des centaines de commerçants ont été ruinés.  Dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 février 2025, des coups de feu épars ont retenti de 2 h du matin à 5 h 30. Durant toute la journée, ce furent des tirs sporadiques, et quelques explosions de bombes. Le dimanche 16 février, les rebelles du M23 ont pris possession de la ville. Entre-temps, avant de partir, l’armée régulière avait laissé derrière elle, dans les camps, des dépôts d’armes et de munitions dont se sont emparés leurs enfants qui ont terrorisé la population durant quelques jours. Par ailleurs, une des dernière actions de l’armée a été de libérer les 3000 détenus de la prison centrale (en vue de provoquer le chaos ?). Ceux-ci se sont répandus dans la vie et se sont emparés des armes qui circulaient librement dans la cité.

La situation actuelle

L’insécurité 

Depuis lors, toutes les nuits des bandes armées s’attaquent à la population dans les différents quartiers de la ville. Vols, pillages, viols se succèdent de maison en maison. Si les jeunes des quartiers arrivent à s’emparer d’un voleur, il le brûle vivant sur place. Cette justice populaire s’explique par le fait qu’il n’y a plus de policiers, ni de fonctionnaires, ni de tribunaux et ni de prison. Tous les matins, la liste des victimes et des dégâts des activités nocturnes circule sur les réseaux sociaux. A la lisière de la ville, des groupes de « wazalendo », des résistants contre les rebelles, font régulièrement de violentes incursions en vue de créer un climat d’insécurité.

Les occupants actuels ont du mal à les contrôler.

Le Nord et le Sud Kivu occupés

La situation économique est très difficile car les banques sont fermées depuis plus d’un mois, les fonctionnaires ne sont plus payés ni les enseignants, les prix des denrées de base ont éclaté. Malgré l’absence d’administration, petit à petit les activités de la ville ont repris et les enfants ont recommencé à fréquenter l’école. Ce fut le cas pour notre centre Nyota mais de façon irrégulière en fonction des quartiers attaqués la nuit.

Cette situation a augmenté la fragilité et les séquelles traumatiques de nos filles dont la plupart sont très fragiles. Malgré tout, le personnel est sur place et assure l’accueil et l’accompagnement de celles, de plus en plus nombreuses,  qui osent rejoindre le Centre pour la journée (70-80 %). Pour pouvoir payer le personnel, j’ai dû chercher des dollars en espèces au Rwanda.


Quelques élèves du Centre Nyota

Au séminaire où je vis, les étudiants étrangers se sont réfugiés dans leur pays d’origine pendant un certain temps, ils sont maintenant revenus dans notre maison. Les cours ont repris au Philosophat, de même que les examens qui ont été préparés et présentés dans l’atmosphère que vous pouvez deviner. Les étudiants ont tous été courageux et ont vécu une grande fraternité, étant donné que nous sommes de 10 nationalités dont plusieurs sont actuellement en conflit.

A Kamituga, l’arrivée du générateur a permis le lancement de la formation de nos élèves de l’école de menuiserie sur les machines à bois. Cependant, le menace de l’arrivée de l’AFC/M23 empêche que des clients viennent louer les machines, ce qui permettrait un certain autofinancement.

Apprentissage sur une machine à bois à Kamituga.

Quel avenir ?

Personnellement je n’ai pas assisté à tous ces événements car j’ai passé la plus grande partie du mois de février à donner des retraites au Burundi. J’ai eu cependant des complications pour y aller et pour revenir, étant donné l’insécurité des routes et des moyens de transport. Je suis revenu à Bukavu depuis plus deux semaines et nous vivons au jour le jour une situation dont nous ne voyons pas l’issue.  Il n’y a, selon moi, aucune issue militaire, politique ou diplomatique réaliste en perspective. Un espoir est apporté par les démarches de dialogue entreprises par l’Eglise catholique et les grandes Eglises protestantes autour d’un Pacte Social national. Leurs représentants prennent contacts avec tous les acteurs, quels qu’ils soient, ce qui ne plaît pas toujours au gouvernement.

Présentation du pacte social à Kinshasa

La création de l’association Germes d’Espérance et de son nouveau site

Nous ne voulons pas en rester aux mauvaises nouvelles, c’est pourquoi j’ai la joie de vous annoncer la création officielle de l’association Loi 1901 Germes d’espérance dont l’objectif est d’assurer la pérennité des engagements du réseau informel Germes d’Espérance composé de mes amis et connaissances. Ceux-ci– dont vous ! – ont  soutenu de façon efficace tous les engagements que j’ai pris depuis plus de 15 ans à Bukavu. Je remercie de tout cœur mes amis qui se sont investis avec détermination pour créer les statuts de l’association et la faire enregistrer, ainsi que le nouveau site Web qui va s’ouvrir très prochainement. Il donnera toutes les informations sur nos actions et permettra de s’inscrire à l’association et de faire des dons en ligne. Je souhaite que le plus grand nombre possible de destinataires de la Lettre de la Savane s’inscrivent à l’association. Grâce à cela, celle-ci deviendra d’utilité publique.

Voici comment l’association se présente sur le site : « Dans un premier temps, contribuer à la pérennité des structures du centre Professionnel et Social de Nyota à Bukavu et du Centre Professionnel de Tangila à Kamituga en amenant des solutions dans la gestion financière, sociale et managériale des équipes d’encadrement. En outre, par la mobilisation de ressources financières, permettre un soutien ponctuel à des familles en grande précarité dans la région de Bukavu.

Par ces initiatives, Germes d’Espérance, vise à redonner aux personnes vulnérables une nouvelle autonomie et un sens à leur vie, dans un contexte de conflits armés en d’instabilité politique en RDC. Le défi de l’association est de maintenir l'espoir dans un contexte de guerre et de tensions constantes et de permettre aux victimes d’avoir une nouvelle chance de vie, en les aidant à surmonter les traumatismes subis et à se réinsérer dans la société malgré la stigmatisation ».

Cette présentation montre que l’association vient à point nommé alors que la situation dans l’est de la RDC est devenue précaire, avec la scission progressive des provinces du Nord et du Sud Kivu par rapport au reste du pays.

Nous nous appelons « Germes d’Espérance », cela signifie que même s’il y a humainement peu d’espoir pour le moment, l’espérance ne peut pas nous manquer !

Photo : des déplacées de la guerre à Goma où y a eu au moins 3000 morts… leurs regards…

Adrien Candiard, dans Veilleur, où en est la nuit ?,  écrit : « Espérer, ce n’est pas se mentir ou se voiler la face, mais croire que l’amour est plus solide que le reste, parce que, contrairement à nos ambitions, nos richesses, nos conflits, tout ce qui nous distrait trop souvent de l’essentiel, l’amour a les promesses d’éternité. Il ne passera jamais, saint Paul nous le dit. Quand le monde qui nous entoure nous fait peur, l’espérance chrétienne ne nous dit pas de rester là à pleurnicher parce que tout va mal, ni de sourire bêtement parce que tout irait bien ; elle ne nous invite pas à attendre que Dieu détruise ce monde-là pour en construire un autre ; elle nous pose une question très simple : comment faire de tout cela une occasion d’aimer davantage ? »

C’est ce que nous essayons de réaliser, humblement et à tâtons, dans le contexte difficile qui est le nôtre. 

Une ancienne élève dans son atelier à la maison

Merci de nous être si proches, nous en avons besoin plus que jamais.

Bernard avec tous ceux et celles à qui vous redonnez l’espérance.

Je termine on vous remerciant de nous permettre de continuer à semer des Germes d’Espérance.

 

Fabrication de savon au Centre Nyota, la coordinatrice Maman Noella

mardi 18 mars 2025

Journée tendue ce 17/03/2025 à Bukavu, la population en débandade suite à l’avancé de la guerre sur la ville.

 

Source : VOA Afrique

Ce lundi 17 mars 2025, la population de la ville de Bukavu a connu d’énormes psychoses dues à la détérioration de la situation sécuritaire dans la ville.

Alors que la journée s’est annoncée vive et pleine d’espoir pouvant permettre à tout un chacun de vaquer à ses occupations, l’après-midi de ce lundi n’a pas été rose pour cette population qui passe des semaines avec la peur au ventre vu les multiples cas des tueries, vols, violes, kidnappings et justice populaire qui ne cessent dans presque toutes les communes et tous les quartiers de Bukavu.

Vers 12h, heure de l’Est de la RD Congo, des murmures ont commencé dans la ville sur l’avancé des forces armées congolaises soutenues par les wazalendo pour venir déloger les rebelles du M23 qui occupent cette ville depuis un mois et qui ont réussi à y installer leurs nouvelles autorités administratives.

Les après-midis, ce fut un chao total après que les FARDC et les Wazalendo aient menés des combats à Nyangezi, Mumosho et Nyantende à moins de 10 km de la ville de Bukavu. Cette situation a fait paniquer toute la ville et laissé les gens dans l’impasse avec le désespoir de revoir un lendemain paisible.

Des boutiques, magasins et marchés, ont fermés précipitamment et les gens couraient dans tous les sens par peur de se faire attraper par des balles perdues.

C’est le cas du marché de Nyawera en plein centre-ville, où les vendeurs, marchants et acheteurs ont pris fuite après avoir entendu l’arrivée des wazalendo dans la ville.

Cette situation survient alors que le Rwanda venait de suspendre les relations diplomatiques avec la Belgique, l’accusant d’être propagateur d’une mauvaise image de ce pays d’une part. D’autre part,  l’annulation du dialogue de paix prévu ce mardi 18/03/2025 à Luanda en Angola entre la RDC et M23 sous prétexte que le M23 ne peut pas participer alors que l’U.E venait de sanctionner plusieurs personnalités de ce groupe rebelle et du Rwanda, alors que du côté Congolais, une équipe était déjà mise sur pied pour gagner la capitale Angolaise, chose qui était aussi faite par le M23 à travers un ordre de mission de 5 personnes qui a circulé sur la toile avant que tard dans la soirée un communiqué du M23 annulant leur participation ne tombe.

Destin BYANDIKE, pour Germes d’Espérance

Source : Radio Okapi et RFI


samedi 1 mars 2025

Nord et Sud-Kivu, les cas de justice populaire s’intensifient et effraient la population

 Source de la photo : studio hirondelle

Depuis la prise de Goma et Bukavu par l’armée de l’AFC/M23, des cas de justice populaire réapparaissent et traumatisent la population qui ne sait plus à quel saint se vouer.

À Goma, où des tueries ont commencé dans la prison centrale de Munzenze, dans la ville touristique de la RDC (Goma) lors d’évasion des prisonniers à la prise de la ville, presque tous les jours des présumés voleurs se font brûler vifs par la population qui n’a plus d’instances où livrer et dénoncer tout cas suspect de vol.

L’absence des institutions légales dans ces deux villes fait que la population se rende justice sans savoir qui réellement est en infraction et cela occasionne des tueries d’innocents.

Pour la ville de Goma, plusieurs cas de chasse à l’homme signalés dans des quartiers de la commune de Karisimbi pour la plupart, certains présumés voleurs sont souvent brûlés vifs aux yeux des nouvelles autorités issues de la rébellion de l’AFC/M23 qui ne cessent d’affirmer qu’ils n’ont pas de prisons pour des voleurs.

À Bukavu, la situation reste semblable. Depuis le samedi 15 février, le gouvernement provincial du Sud-Kivu a quitté la ville tôt le matin par crainte des rebelles qui étaient déjà signalés à l’aéroport de Kavumu (32 km de Bukavu). Cette absence de l’autorité dans la ville avait occasionné l’évasion de plus de 4 000 prisonniers de la prison centrale de Bukavu et la récupération des armes par les enfants mineurs (12 à 15 ans) qui ont passés toute la journée du samedi 15 en train de tirer sans contrôle. Et dès lors, des cas de justice populaire font écho dans toute la ville. 

Une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux la matinée du dimanche 16/02, montre un groupe des jeunes qui brûlent vifs deux présumés voleurs à la place Feu rouge dans la commune d’Ibanda.

Cette situation est devenue une habitude à Bukavu et surtout à Kadutu, Panzi et Bagira où il ne se passe plus une nuit sans qu’une personne ne soit brûlée vive à la suite des stigmatisations des cas des vols.

Situation de ce jeudi 27/02/2025 à Bukavu

12 morts et soixante blessés, c’est le bilan d’une explosion de deux bombes (grenades) qui ont éclaté dans la foule ce jeudi 27/02/2025 lors d’un meeting populaire organisé à la place de l’Indépendance par Corneille Naanga, coordonnateur de l’AFC/M23 qui occupe la ville de Bukavu depuis dimanche 16 de ce mois. Confirmation de Pascal MULEGWA de la RFI.

Par le Tweet de la présidence de la RD. Congo, un message de compassion est prononcé par le Président Congolais, Félix TSHEKEDI, qui condamne cet acte qui vise à tuer des civils.

De leurs côtés, les organisateurs du meeting accusent le pouvoir de Kinshasa d’avoir exécuté ce plan d’extermination de la population de Bukavu. Cette affirmation ressort dans la déclaration de ce jeudi 27/02 de l’AFC/M23.

Pendant ce temps, l’opposant du régime de Kinshasa Moise KATUMBI demande à la justice internationale de condamner les commanditaires de cet acte sans tenir compte de leur rang ou appartenance politique.

Destin BYANDIKE pour Germes d’Espérance

Sources : RFI

Communique AFC/M23 du 27/02/2027

Tweet (X) de la présidence de la République du 27/02/2027

Déclaration de l’Assemble pour la République (parti politique chère à Moise KATUMBI)

lundi 24 février 2025

Situation humanitaire dans le Kivu, un défi à relever pendant cette période calamiteuse

 

Source de la photo : UN News, Uganda

Pendant ce temps, une incertitude alimentaire gagne du terrain dans les populations du Nord et Sud-Kivu après la perte de contrôle de cette partie de la RD. Congo par le pouvoir de Kinshasa. Alors que des nombreuses familles ont fui leurs maisons dans nombreux territoires de ces deux provinces suite aux affres des guerres, les populations concentrées dans des endroits densément peuplés traversent la misère sans espoir de recouvrir leur ancienne vie.

A Goma et Bukavu, il s’observe plusieurs familles en peine de trouver de quoi mettre sous la dent du fait que plusieurs parents ont perdu leur travail après l’intervention de l’AFC/M23. Pendant ce temps, plusieurs agents de l’Etat qui vivaient de leur salaire venu de Kinshasa ne peuvent plus rien recevoir vu que l’administration peine à reprendre le service.

Du point de vue économique, la reprise de service par les banques peine à venir, une situation qui occasionne la rareté de la monnaie en espèces dans ces deux provinces alors que les populations en dépendent.

Dans ces deux villes, plusieurs cas de pillages des biens (marchandises) des petits et grands commerçants ont été enregistrés ces derniers temps, ces pillages ont été occasionnés pour la plupart, par des militaires des FARDC et les Wazalendo (patriotes) en fuites. Malheureusement, d’autres jeunes ont également profité de cette barbarie militaire pour mettre en péril l’économie de concitoyens congolais, une situation qui contribue au chômage de milliers de travailleurs dans cette région et impacte négativement sur la scolarité de milliers d’enfants qui ne trouveront plus désormais comment payer leur minerval à l’école.

Dans certains territoires du Nord et Sud-Kivu non encore occupés par l’armée de l’AFC/M23, il s’enregistre des cas des viols, vols et tueries faites par l’armée loyaliste et ses supplétifs les wazalendo. Les cas le plus récents sont ceux enregistrés dans le territoire d’Uvira au Sud-Kivu, où les soldats FARDC ont attaqués l’Evêché d’Uvira jusqu’à séquestrer l’Evêque de ce Diocèse et quelques prêtres mais également vidé la caisse patriciale. Cette même situation se constate dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu où plusieurs hôpitaux se font visiter par des hommes en armes et en tenue militaire de l’armée de la RDC.

Par contre, des endroits sous la gestion de l’AFC/M23, des points positifs se font observés surtout du point de vue sécuritaire mais aussi sanitaire. A titre d’exemple, la ville de Bukavu qui était jadis transformée en une poubelle suite aux immondices jetés par les habitants mais grâce à un travail communautaire organisé par le pouvoir de l’AFC/M23 auquel la grande partie de la population a pris part le jeudi 20 de ce mois, cette ville a repris son image d’une ville vivable par des personnes normales. Un geste apprécié par plus d’une personne vivant à Bukavu.

Goma, Destin BYANDIKE, pour Germes d’Espérance

Source : Radio Okapi

mercredi 12 février 2025

INCURSION DE L’AFC/M23 DANS LA PARTIE EST DE LA RDC, UNE PSYCHOSE REGNE DANS LA POPULATION DE BUKAVU DEPUIS QUE GOMA EST SOUS OCCUPATION DE CES DERNIERS.


Depuis le dimanche 26 janvier 2025 la ville de Goma est sous le contrôle des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le M23 appuyés par l’armée rwandaise, une panique généralisée ne cesse de dominer la population de la ville de Bukavu qui voit la guerre à sa porte dans les jours  à venir.  

Situation tendue à Goma depuis le dimanche 26 janvier 2025

A Goma, c’est depuis 5h du matin du dimanche 26 janvier 2025 que les messages des rebelles ont commencé à circuler sur la toile interdisant la population de quitter les maisons parce que Goma devait tomber dans la journée. Ces messages avaient créé une panique dans les chefs des Gomatraciens qui ne savaient plus comment se mettre à l’abri en cas d’un affrontement dans la ville.

Vers 21h du même dimanche, toute la ville était sous détonation des armes lourdes nous annonçant l’entrée des rebelles qui n’ont fait leurs entrée officielle que le lundi sous acclamation d’une partie de la population, obligée d’amadouer ces derniers pour éviter le pire.

Malgré le nombre croissant de décès causés à la suite de cette guerre dans la ville de Goma (3 000 décès selon le rapport de l’OCHA à Goma dont 2 000 déjà enterrés), la population se voit obligée de participer aux grands rendez-vous de ce groupe rebelle à l’exemple des travaux communautaires imposés.

La journée du jeudi 6 février, une participation forcée et sans excuse au meeting de présentation des nouvelles autorités qui devront désormais dirigées la province du Nord-Kivu a eu lieu dans le stade de l’Unité à Goma. Pendant cet évènement, la population sans pouvoir face aux armes s’est vue imposée d’aller acclamer les nouveaux dirigeants mis en place dans la rébellion. Il y a cependant une partie de la population qui a considéré les envahisseurs comme des libérateurs à cause de leur sentiment d‘abandon par les autorités actuelles.

Bukavu, une panique prend l’ampleur et traumatise les populations

Au Sud-Kivu, il y a une panique depuis la chute du centre de Nyabibwe dans le territoire de Kalehe, alors que la guerre se passe à plus de 60 km de la ville de Bukavu, la population à désormais augmenter le nombre de sollicitation de CPGL afin de trouver refuge au Burundi, pays voisin de la RDC. Pour seulement la semaine dernière, des centaines des CPGL ont été livrés par le service de migrations à Bukavu, en grande partie, des autorités politiques qui ont pris la poudre d’escampette au motif de se faire soigner dans la capitale burundaise.

Kalehe, les rebelles n’ont pas encore conquis tout le territoire

Le Professeur LIPANDASI Jacob, Vice-Recteur de l’Université Libre Protestante en Afrique campus d’Ihusi à Kalehe que nous avons contacté, confirme l’arrivé du M23  dans le village de Muhongoza, à 2 km du centre d’Ihusi à Kalehe qui se situe à environ 60 km de la ville de Bukavu :

« Les rebelles ont commencé les attaques dans le village de Muhongoza à 8h05 de ce vendredi 07/02/2025 lorsque les soldats FARDC et Wazalendo s’amusaient avec des fusillades sans objectifs. A présent, des tirs sporadiques se font attendre et les répliques font écho un peu loin du centre d’Ihusi », renchérit le Prof LIPANDASI bloqué dans ce village par manque d’une voie de sortie.

Les dernières nouvelles de ce mercredi 12/02/2025 nous renseignent que le Centre d'Ibusi et les bureaux administraifs du territoire de Kalehe viennent de tomber entre les mains du rebelle.

Pendant ce temps, plusieurs Universités et Ecoles à Bukavu ont suspendu les cours par peur de se faire surprendre par la guerre dans la ville alors qu’une grande partie des commerçants vident leurs dépôts et boutiques dans le marché central de Kadutu pour prévenir les pillages.

Tanzanie, le peuple congolais n’espère qu’aux décisions du sommet des chefs d’Etat.

Le journal Afrique Matin de la RFI capté le matin de ce vendredi 07/02, précise que l’Afrique du Sud est sur le point de retirer ses soldats affectés en RDC dans le cadre de la SADC. Le Malawi à son tour, a également confirmé le même retrait de ses 1 000 soldats opérants dans la partie Est de la RD Congo sur le 4 000 que compte cette organisation de l’Afrique australe qui appuie les forces armées de la RD. Congo. Les troupes burundaises contiennent efficacement les assaillants.

Pendant ce temps, l’espoir du peuple congolais ne reste concentré que sur les résolutions du sommet bipartite EAC-SADC qui s’est tenu dans la capitale Tanzanienne, du vendredi 7 au samedi 8/02/2025, où plusieurs Présidents membres de ces deux organisations ont participé y compris le président Congolais Félix Tshisekedi, représenté par la Première Ministre congolaise Judith SUMINWA et son homologue Rwandais Paul Kagame.

Goma, Destin BYANDIKE pour Germes d’Espérance.

Source :

RFI, radio okapi, radio maendeleo

dimanche 9 février 2025

PROVINCE ECCLESIASTIQUE DE BUKAVU, L’EGLISE CATHOLIQUE LANCE UN CRI D’ALARME AUX DIRIGEANTS CONGOLAIS

 

En ce moment où le peuple congolais en général et particulièrement celui du Grand-Kivu traverse des moments tragiques suite à la conquête des villes et territoires au Nord et Sud-Kivu par le mouvement de l’AFC/M23, l’Archidiocèse de Bukavu en RDC lance un cri d’alarme aux autorités congolaises dans l’objectif de dénoncer la souffrance que traverse les populations innocentes mais aussi la dégradation de la situation humanitaire dans cette région.

Dans une note de ce vendredi 07/02/2025, signée par l’Archevêque de Bukavu, François Xavier MAROY RUSENGO adressée au Gouverneur de Province du Sud-Kivu et transmise au Président de la RD. Congo, Au Nonce Apostolique en RDC et au Président de la CENCO, l’Archidiocèse de Bukavu rappelle la nécessité d’éviter les affrontements en armes dans les grandes agglomérations et au milieu des populations civiles.

Extrait de la note :

Objet : « Notre secours est dans le nom du Seigneur » (Ps 124,8). Cri d’alarme auprès  de nos dirigeants.

A Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Sud-Kivu

En date du 22/01/2025, nous avons adressé un message au Peuple de Dieu de l’Archidiocèse de Bukavu, en particulier, et de la Province ecclésiastique, en général, dont nous avons la charge pastorale par la grâce de Dieu, la miséricorde divine et la bienveillance du Siège apostolique.

Ce message avait pour titre : « Que devons-nous faire ? » (Lc 3,14). L’unique mobile était de prévenir le pire en vue de nous éviter les expériences douloureuses du passé dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées.

Excellence, depuis le Nord-Kivu jusqu’ici, notre peuple subit une guerre aux conséquences multiples dont le motif lui reste inconnu. Dans tous les rangs, civils et militaires, des pertes en vie humaines, en matériels divers et temps, sont incalculables.

Excellence, ce peuple innocent vous supplie, avec toutes les autorités tant civiles que militaires au niveau provincial, national et international qui peuvent nous entendre de lui éviter un autre bain de sang qui ne profite à personne, humainement parlant.

Le peuple a les yeux et les oreilles tendus vers le sommet en Tanzanie qui se tient aujourd’hui et demain. Que nos dirigeants, qui sont nos frères africains, prennent des décisions utiles pour arrêter la guerre au lieu de prolonger les discussions qui laissent le peuple meurtri dans l’agonie. Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

Il est par ailleurs responsable d’éviter les affrontements dans les grandes agglomérations et au milieu de la population civile. Tout en encourageant nos vaillants militaires pour qui nous ne cessons de prier, nous déplorons cependant que certains de nos frères qui vont ou qui reviennent du front, semblent nous assimiler à leurs ennemis en nous pillant et nous tuant pour rien.

Et on entend dire que certains commencent à vouloir installer leurs armes dans les parcelles des paisibles citoyens, comme pour  transformer Bukavu, cette ville martyre de plus de trois décennies, en un champ de bataille. Il faudrait y penser par deux fois, tenant compte, entre autres, du récent carnage de Goma.

Que Dieu, le seul Maitre de la vie secoue nos consciences et que la Vierge Marie, Mère du Christ Vainqueur du péché et de la mort, intercède pour nous tous.

+ François Xavier MAROY RUSENGO

Archevêque métropolitain de Bukavu

 

Signalons que cette action de l’Archidiocèse de Bukavu, s’ajoute au récent appel de tous les chrétiens Catholiques à une marche de soutien au FARDC soutenus par les Wazalendo (patriotes résistants) qui a eu lieu le 27 janvier 2025 à Bukavu.

Goma, Destin BYANDIKE pour Germes d’Espérance.

Sources : Note N°/Réf. : 238.25/13/2 de l’Archidiocèse de Bukavu

jeudi 6 février 2025

Nouvelle Lettre de la Savane N°60, janvier 2025


Chères amies, chers amis,

Nous sommes le 1er janvier et de partout nous arrivent des vœux qui nous parlent d’abord et avant tout de paix. Comme nous y aspirons ! La première impression qui me vient quand j’évoque l’année 2024 ce sont les champs de ruines à Gaza, en Ukraine, au Soudan, dans l’est de la RD Congo, et en beaucoup d’autres lieux. De même, une impression de profonde régression concernant la valeur de la personne humaine et un échec patent de la démocratie dans de vieilles nations comme la France et les États-Unis ou des plus jeunes comme la RD Congo.

Mais je ne veux pas m’appesantir sur le négatif. D’abord, je veux me tourner vers l’avenir en vous souhaitant une année 2025 où vous pourrez voir se réaliser un certain nombre de vos projets et de vos rêves, pour vous-même, vos familles, vos communautés et pour notre monde. Personnellement, je souhaite qu’on ne dissocie jamais la paix et la justice. Ne nous y trompons pas : il n’y aura jamais de paix sans justice. 

Saynète par l’Ecole de la paix de Nyota lors de la fête de la femme en 2024.

Ensuite, je veux dépasser les désespoirs qui nous hantent pour évoquer tout ce dont les médias ne nous parlent pas, c’est-à-dire cette infinité de gestes d’amour, de solidarité et de compassion qui habitent notre planète, comme on l’a encore vu dans les désastres récents.  Dès qu’un malheur apparaît, des hommes et des femmes se lèvent pour s’entraider et trouver une issue. Notre réseau s’appelle Germes d’espérance et c’est pourquoi c’est toujours vers l’espérance en germes autour de moi que je me tourne pour poursuivre le combat que nous avons commencé il y a 15 ans à Bukavu. Et ces germes d’espérance existent grâce à vous. Oui, tous nos projets se poursuivent avec d’heureux résultats.

Les animateurs du Centre Nyota en récollection.

Bien plus, ils s’améliorent avec de nouveaux équipements tant pour le centre Nyota que pour l’école de Kamituga. Et tout cela grâce à votre solidarité indéfectible. Au nom de tous mes collaboratrices et collaborateurs et de tous les survivantes et survivants accueillis, je tiens à vous remercier encore une fois de tout cœur. Regardons vers l’avant, gardons en mémoire tous les gestes qui construisent l’avenir, cessons de nous appesantir sur nos morosités, et n’oublions pas que nous faisons partie de l’avenir, que c’est à nous de décider ce qu’il sera. Même si nous avons parfois un sentiment terrible d’impuissance, par exemple en voyant comment un peuple qui a été agressé violemment peut se « défendre légitimement »  en faisant tout pour détruire totalement le peuple d’où l’agression est provenue, y anéantissant bien plus de femmes et d’enfants que de combattants.

À ceux parmi vous qui sont croyants je voudrais reprendre des paroles très anciennes de la Bible (Livre des Nombres, 6, 22-27) : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! »


Dans ma lettre précédente je vous ai parlé longuement de la création de l’association Germes d’Espérance qui a pour objectif d’assurer la pérennité des engagements que j’ai pris ici en RD Congo, prenant en compte mon âge et les événements imprévisibles qui peuvent se produire dans une région qui est encore et toujours en grande partie en état de siège. J’ai donc la joie de vous informer que l’association a bien été créée et enregistrée au Journal officiel, grâce au soutien fraternel et généreux d’amis qui croient dans l’avenir de Germes d’espérance quoi qu’il arrive. Je vous ai longuement exposé nos objectifs dans ma lettre précédente, vous allez bientôt être informés de la création d’un nouveau site Web basé en France cette fois-ci et par lequel il sera possible de s’inscrire à l’association. Il y a également du courrier qui accompagne ma circulaire de cette année pour vous permettre d’exprimer votre solidarité avec notre combat pour les plus démunis, pour une somme dérisoire. Je remercie de tout cœur celles et ceux qui se sont engagés dans la création de l’association et du site Web  et qui vont poursuivre leur investissement pour permettre à des centaines de jeunes filles et garçons, provenant de la rue ou des mines, de retrouver leur dignité et une place active dans la société.

Maintenant c’est à vous de jouer pour que l’espérance continue à être une réalité pour ce peuple.

 

La persévérance doit accompagner l’espérance

S’engager dans des projets sur le long terme dans des pays où l’État est largement absent à la base, c’est accepter de s’engager dans une course de fond.  Il y a plus d’un an nous nous sommes investis afin d’équiper l’école de menuiserie de Kamituga de machines à bois électriques performantes qui leur permettent de se perfectionner dans le travail du bois et donc de trouver un meilleur travail dans les menuiseries locales. Nous avons commencé par construire un hangar de 6 m sur 10, nous avons commandé 4 machines à bois d’occasion en Angleterre par l’entremise d’une personne que nous pensions être de confiance. Il a fallu attendre longtemps l’arrivée de ces machines et quand nous avons voulu les démarrer nous sommes rendus compte qu’elles étaient défectueuses.  Il a fallu ajouter 2500 € pour les mettre en état de marche. En même temps, nous avons prodigué une formation aux formateurs  qui auront à apprendre aux jeunes élèves à utiliser ces machines. Nous avions réalisé un raccordement avec le réseau électrique local qui, à cause des mines, offre du triphasé.

L’état des routes en RDC

Au moment de commencer l’enseignement, la turbine électrique de la ville de Kamituga est tombée en panne et nous en attendons la réhabilitation depuis plusieurs mois. J’ai donc décidé d’acheter un groupe électrogène capable de fournir du triphasé pour 4 machines performantes. J’ai pu obtenir un générateur d’occasion en bon état auprès des casques bleus qui viennent de quitter le Sud Kivu. Au moment de l’expédition, nous apprenons que la route nationale qui mène à Kamituga est bloquée par plus de 100 camions enlisés depuis des semaines à cause de l’absence d’entretien de ces routes et des destructions opérées par les gros engins utilisés par des entreprises chinoises dans les mines d’or locales. Nous attendons donc depuis septembre de lancer la formation. Aux dernières nouvelles, la route commencerait à se libérer à la suite de travaux d’entretien tardifs alors que nous sommes en pleine saison des pluies. Cette promotion-ci des jeunes futurs menuisiers aura-t-elle l’occasion d’apprendre à utiliser ces machines ?  Nous n’en savons rien. La saison sèche ne reprend qu’au moins de juin, période où les routes sont à nouveau praticables.

Nous finirons par y arriver, d’abord parce que nous avons reçu le financement pour tout le projet : construction de l’atelier, achat et installation des machines, achat du générateur et frais d’expédition. Ensuite, parce que cet investissement est indispensable pour l’avenir de ces jeunes mais aussi de la ville car nous mettrons l’atelier à la disposition des menuisiers locaux qui auront besoin de louer des machines pour réaliser leurs propres activités. Cela servira aussi à l’autofinancement de l’école. Ce n’est pas sans raison que le maire était présent à l’inauguration de l’atelier au mois de mai.

 

En Belgique, on aime évoquer cette parole de Guillaume d’Orange (dit le Taciturne) : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Nous, nous espérons quand nous entreprenons et nous persévérons pour réussir, avec la grâce de Dieu et le soutien des amis.

Kamituga. Formation de base en attendant d’utiliser les machines.

Enfin, plus modestement, mais pas moins joyeusement, les 50 ans de mon « serment missionnaire », c’est-à-dire mon engagement définitif du 17 mai 1975, au moment de mon diaconat, à Strasbourg. Déjà on se prépare à célébrer ce jubilé avec mes confrères et avec le centre Nyota. Nous préparons aussi une rencontre pour le Sud-Ouest à Toulouse au mois de juin, où la directrice du Centre Nyota, Noella Kadayi, invitée en France,  partagera les  fruits de son engagement au service de ce centre depuis une vingtaine d’années.

Merci encore à tous et toutes, haut les cœurs !

 

SAVEZ-VOUS QUE GERMES D’ESPERANCE EXISTE SUR YOUTUBE ?

Je termine on vous remerciant de nous permettre de continuer à semer des Germes d’Espérance.

La première balançoire, pour Noël !

Une année jubilaire

Voici un dernier signe d’espérance : un triple jubilé. D’abord, celui de Rome : comme tous les 25 ans, nous célébrons une année jubilaire dans l’Eglise catholique pour rendre grâce pour tout ce que le Seigneur a réalisé pour nous et à travers nous dans son Eglise, durant cette période. Le thème de ce jubilé est : soyons des Pèlerins d’Espérance…. Tiens ! 


Au niveau des Missionnaires d’Afrique, nous célébrons le bicentenaire de la naissance de notre fondateur le cardinal Charles Lavigerie, primat d’Afrique. Une autre occasion de nous émerveiller du travail réalisé par notre société missionnaire parmi les peuples africains, alors que ses intuitions restent bien actuelles.

Enfin, plus modestement, mais pas moins joyeusement, les 50 ans de mon « serment missionnaire », c’est-à-dire mon engagement définitif du 17 mai 1975, au moment de mon diaconat, à Strasbourg. Déjà on se prépare à célébrer ce jubilé avec mes confrères et avec le centre Nyota. Nous préparons aussi une rencontre pour le Sud-Ouest à Toulouse au mois de juin, où la directrice du Centre Nyota, Noella Kadayi, invitée en France,  partagera les  fruits de son engagement au service de ce centre depuis une vingtaine d’années.

Merci encore à tous et toutes, haut les cœurs !


SAVEZ-VOUS QUE GERMES D’ESPERANCE EXISTE SUR YOUTUBE ?

 

Je termine on vous remerciant de nous permettre de continuer à semer des Germes d’Espérance.

Je ne pensais pas qu’un jour je ferais le Père Noël à Bukavu !

Situation humanitaire à l’Est de la RDC, des milliers des victimes prennent refuges au Burundi.

Source photo : mediacongo.net Guerre dans l’Est de la RDC, plus des 17 853 victimes venant d’Uvira, Walungu, Bukavu, Sake, Kamanyola, Minova...